Céramiques-argiles et mise en forme #2

Document exhaustif édité par l’Institut de Céramique Française (ICF)  : un livre intitulé « Technologie Céramique », didactique, pratique et très bien illustré pour expliquer les procédés de la céramique traditionnelle.(avec détails des technique d’obtention et de mises en oeuvre)  ICI 

Article écrit à partir du site du pôle régional des arts, métiers et industries de la terre

La céramique est un art pratiqué depuis la préhistoire. Elle est née de la transformation sous l’action du feu d’un matériau qui est une terre, « argile ». La céramique est classée dans la catégorie des arts de la terre ou dans celle des arts du feu.

L’appellation « céramique » du grec « keramos » argile, signifie «terre à potier», «argile». Ce terme générique désigne l’ensemble des objets fabriqués à base d’argile (grès, faïence, porcelaine, terre vernissée, terre cuite, raku), ayant subi une transformation au cours d’une cuisson à température variant de 600° à 1350°.

De nature utilitaire au départ, la céramique devient rapidement une expression artistique, qui témoigne de l’art de vivre des civilisations qui lui donnent des formes et des décorations de plus en plus élaborées : vases grecs, poteries précolombiennes, céramique et porcelaine chinoises, céramique et porcelaine d’Europe et du Moyen-Orient… Activité artisanale et artistique, elle est aussi aujourd’hui l’objet d’une activité industrielle (produits sanitaires, carreaux, articles de table et culinaires) et d’une recherche de pointe dans le domaine électronique, médical, textile, aéronautique, automobile ou militaire.

Pièces uniques ou petites séries, la richesse des techniques céramiques permet de donner naissance à des formes, matières, décors,… utilisés dans les arts de la table, les objets décoratifs, les poteries de jardin, le carrelage, l’art, …

Découvrez les étapes de fabrication :

Les grandes familles

On classe la céramique d’art en 4 grandes familles qui se différencient par la mise en œuvre de l’argile, la cuisson et l’enduit vitreux qui les imperméabilise :

  • Les terres cuites et terres vernissées
  • Les faïences
  • Les grès
  • Les porcelaines
  • Le raku

Ces techniques ont connu une évolution technologique, des différenciations régionales et des successions de progrès et d’emprunts aux autres manufactures. Elles sont encore toutes pratiquées.

Familles et techniques
Faïence Grès Porcelaine Raku Terre cuite Terre vernissée

Les étapes de fabrication d’une céramique

Si leurs étapes de fabrication sont identiques (préparation de la terre, façonnage, séchage, décoration, cuisson), chaque artisan, chaque manufacture ou artiste a néanmoins ses recettes et ses procédés gardés secrets. Leurs différences font la renommée de leurs productions.

  • La fabrication et la préparation de la Terre

L’argile, à l’état pur, est composée de silice, d’alumine et d’eau. Elle est alors blanche. Mais dans la nature, elle contient d’autres matières, de l’oxyde de fer, de la magnésie, du titane, de la rutile… qui lui donnent des colorations diverses, grise, rouge, ocre. L’argile est ramassée, malaxée, puis séchée. Ensuite elle est épurée manuellement ou par triage. Pour remédier à sa trop grande plasticité, l’artisan intègre à sa terre un dégraissant (quartz, silice, chamotte…) et pour abaisser le point de température de fusion, il incorpore un fondant (cendres de végétaux, feldspath, carbonate de chaux). Selon le niveau technologique de l’artisan, la pâte peut-être plus ou moins fine et homogène. Plus la pâte est fine, plus sa préparation, sa réalisation et sa cuisson sont délicates.

  • Le façonnage

Le céramiste utilise différents techniques de façonnage de la pâte, qui peuvent être combinées, pour obtenir la forme désirée : 

  • Le modelage à la main à partir de la masse et de colombins, petits boudins de terre enroulés sur eux-mêmes est la technique la plus ancienne. Autres possibles : la plaque.
  • Le tournage au tour permet de concevoir des formes circulaires très différentes.
  • Le moulage permet la répétition des formes à l’identique. Cette technique de la sculpture céramique, comprend l’estampage, le coulage à la barbotine (terre liquéfiée) et le calibrage. Les moules sont prévus légèrement plus grands que la forme souhaitée compte tenu de la rétractation de la terre pendant la cuisson.
  • les techniques mixtes.
  • l’impression 3D
  • des détails rapides ICI
  • Le séchage

Il a lieu en atmosphère ambiante pendant un temps suffisant pour permettre l’élimination de l’eau et éviter ainsi les risques de fissures lors de la cuisson.

  • Les décors

Le décor peut être réalisé au moment du façonnage sous la glaçure ou l’émail qui protège la céramique ou après la pose de la glaçure et de l’émail. Ce décor peut être coloré, peint, lithographié, décalqué, incisé, gravé, estampé, moulé, taillé, ajouré, découpé, appliqué… Chaque technique, poterie, faïence, grès ou porcelaine, a ses pratiques qui les différencient.

Les couleurs sont restreintes jusqu’au XVIIIe siècle car les oxydes métalliques connus pour les donner sont peu nombreux : le cobalt pour le bleu, le cuivre pour le vert et le rouge, le manganèse pour le jaune, le fer pour les brun, jaune et rouge. Au XIXe siècle, les couleurs obtenues avec du chrome permettent d’avoir plusieurs nuances de rouge ou de bleu.

Un engobe (argile liquide colorée) peut remplacer l’oxyde pour recouvrir ou décorer tout ou partie d’une forme le plus souvent à l’état cru.

La découverte en Angleterre au XVIIIe siècle du procédé de l’impression facilita beaucoup la pose du décor. D’abord monochrome, l’impression pu être réalisée en polychromie grâce au procédé de la chromolithographie. Aujourd’hui, le décor peut être obtenu avec l’aide des techniques informatiques.

Les faïences « de grand feu » sont décorées sur l’émail cru. Après avoir subi une cuisson de dégourdi, elles sont couvertes d’un émail stannifère opaque, dit émail cru car non cuit avant de recevoir leur décor coloré. L’opération est très délicate car la terre est encore poreuse et boit les oxydes colorants.

Les faïences de petit feu et la porcelaine reçoivent un décor sur émail siliceux cuit. Le décor peint est beaucoup plus facile à poser car la terre n’est plus poreuse. Les couleurs sont plus riches et nuancées que dans la faïence de grand feu car la pièce peut-être portée plusieurs fois à des températures différentes. Les faïences de petit feu apparues à la fin du XVIIe siècle connaîtront un grand développement en France au XVIIIe siècle.

  • La cuisson

La cuisson est le moment où la pâte devient une autre matière et se transforme en poterie, faïence, grès ou porcelaine. La cuisson d’une céramique se singularise par son irréversibilité absolue, elle permet la vitrification des pâtes et la fixation des couleurs.
Elle s’effectue dans des fours dont on a retrouvé la trace dès l’époque néolithique en Orient et dès l’âge du bronze en Gaule.

Les poteries ordinaires, les grès subissent une seule cuisson à 900/1100°C, pour les premières, et à 1250/1320° pour les seconds.

Les faïences dites de grand feu, les poteries vernissées, la porcelaine subissent deux cuissons : la première, appelée demi-cuisson ou dégourdi (900°), fait perdre à la pâte son eau ; la deuxième grande cuisson a lieu après la pose du décor et de la glaçure ou de l’émail.

La porcelaine décorée et la faïence au petit feu subissent trois cuissons, le dégourdi, la grande cuisson qui cuit l’émail et la cuisson du décor posé après la cuisson de l’émail ou de la glaçure.

Des vidéos montrant des technique de façonnages et de décors : 

Travail de la plaque chez les céramistes#1

Voici quelques références de céramistes utilisant la plaque (ou techniques mixtes) pour monter des volumes :

Fanny Laugier (article ici)

Camille Spielberg,

 

 

 

Paola Paronetto (site ICI)

Elke Sada (site ICI)

 

Ruth Gurvitch, (site ICI)(attention, visuellement de la plaque, techniquement, porcelaine coulée industriellement)

Anne Xiradakis, (site ICI) (attention, visuellement de la plaque, techniquement, porcelaine coulée industriellement) 

Articles et références en design et innovation sociale – part 3

  • le gros (très gros) catalogue de « maison POC » à télécharger ICI
  • des publications sur le design et la disruption par le site du VIA, à travers les articles et les vidéo menés par « French design »
    • présentation par « French design » des méthodes de conception open source de Stykka
    • les réalisations open source de OPENDESK
    • les radiation de Rosan Bosch « Wonder DIY – Build Your Own School Anywhere »

Références en design et innovation sociale – part 2

repenser les usages
innover culturellement
transformer socialement

La plateforme Socialdesign est une initiative d’acteurs de la société civile, designers, architectes, responsables culturels, associatifs, etc… regroupés en un réseau interdisciplinaire, qui recense, alimente, promeut et tente de décloisonner entre elles les pratiques de concepteurs contextuels. La Plateforme a pour ambition d’être une ressource pédagogique et de recherche dans le domaine du design social ainsi qu’un espace de rencontre entre des acteurs publics, privés, professionnels. Son objectif est d’inscrire les concepteurs contextuels comme des acteurs à part entière de la réflexion et de l’organisation de la société face à l’urgence qui existe aujourd’hui de penser et de construire les conditions du vivre-ensemble.

DÉCOUVRIRles démarches

faire lien

fabriquer la ville

transmettre

donner goût

rendre durable

prendre soin

  • Documentaire sur 12 designers s’interrogeant sur le design éthique

12 designers and researchers from 8 European cities discuss the impact, sometimes harmful, of design on our societies and the paths to follow for designers to work for the good of all and not just a few.

This documentary is meant to be interactive, follow this link to discover it: ethicsfordesign.com

If you wish to broadcast the documentary in your school, your company or just want to send us your thoughts, please contact us at contact@ethicsfordesign.com

C’est une association qui fait une veille autour des questions d’éthique et de design (lien ICI)

  • Design et hacking : avec une conférence de Studio DOTS pour maison POC

Une brève histoire du rien

Cosmogonies tribales, ménages théologiques, (dés)acceptations culturelles, chiffres zéros, lignes de perspective, relativismes physiques, théorisations scientifiques, fatalismes stoïques, passions agnostiques, oasissements du quotidien, possibilités infinies.

Cette  » brève histoire du rien » est réalisée par Boris Mitić et c’est narrée par Denis Lavant et c’est sur ARTE ICI

une brève histoire du rien

Références et articles en design et innovation sociale

  • articles et vidéo de l’association Pennarweb dont la conférence en ligne de l’architecte Philippe Madec

https://www.designiscapital.com/videos/page/2

et « design, éthique et soin »

et enfin le site de « lille-capitale du design« 

The miner’s house – études de cas

Un projet de Paolo Cascone avec le collectif CODESIGNLAB pour la triennale RECYPROCITY (Liège, 2018)

Quelques mots clés : « design as a process », « design social », « design environnemental »

cartographies objectives …humhummmm

La cartographie  est un sujet inépuisable et inépuisé, dont je donne ici quelques pistes pour vous ouvrir – si besoin- des horizons vastes … à explorer de chez vous !

 

Le dossier pédagogique de la Fondation Ecureuil  : ici pour la page du projet lié à plusieurs expositions et ICI pour le dossier de référence (dossier_pedago_cartographiesoklight  – c’est un lieu à fréquenter, pour ses artistes et aussi pour leurs dossiers thématiques, très documentés).

Un article déjà publié sur mon blog : Hyperville et ses cartes.

Le collectif Strabic et leur géographie subjective

Et perdez-vous dans le merveilleux site de la BNF (jeux de cartes topo à créer …entre autres !)

Et enfin, pour mémoire, le sujet ….Cartographe-sujet-2

Analyser par le dessin, schéma, croquis, … : quelques exemples.

Voici les extraits de planches d’élèves (certes parfois un peu maladroites ou naïves … ) qui ont le mérite de proposer une analyse graphique – et souvent très démonstrative- d’une partie d’un projet existant.

On peut y observer  : la mise en valeur d’indices grâce à des procédés graphiques et visuels divers ainsi que les déductions (souvent par des textes très concis, voire groupe de mots significatifs) y étant liées.

Les planches « entières » mettent en avant un discours cohérent avec une intention – l’enjeux développé- et souvent une conclusion générale, en plus des déductions fournies à chaque schéma.