revoir les classiques : jeanne et marguerite

Avec India song de Marguerite Duras

Dans l’Inde des années 1930, à l’ambassade de France de Calcutta, des voix évoquent le souvenir d’une femme aujourd’hui disparue et inhumée au cimetière de la ville : Anne-Marie Stretter, autrefois épouse de l’ambassadeur… Un soir, à l’époque de la mousson, lors d’une réception à l’ambassade, le vice-consul de France à Lahore avait crié son amour à Anne-Marie au beau milieu des convives.
Date de sortie : 4 juin 1975 (France)
film en entier ICI
la chanson de interprétée par Jeanne Moreau

Jeanne Moreau chante India Song (texte: Marguerite Duras / musique: Carlos D’Alessio) 1975 Chanson, Toi qui ne veux rien dire Toi qui me parles d’elle Et toi qui me dis tout Ô, toi,
Que nous dansions ensemble Toi qui me parlais d’elle D’elle qui te chantait Toi qui me parles d’elle De son nom oublié De son corps, de mon corps De cet amour là De cet amour mort Chanson,
De ma terre lointaine Toi qui parleras d’elle Maintenant disparue Toi qui me parles d’elle
De son corps effacé De ses nuits, de nos nuits De ce désir là De ce désir mort Chanson,
Toi qui ne veux rien dire Toi qui me parles d’elle Et toi qui me dis tout Et toi qui me dis tout
Jeanne et Marguerite dans Rumba des Îles (Jeanne Moreau/Marguerite Duras, 1975, musique: Carlos D’Alessio)

 

petites digressions avec jeanne moreau toute seule

Jeanne Moreau – L’enfant que j’étais (J.Moreau / Jacques Datin) Extrait de l’album « Jeanne chante Jeanne »
L’enfant que j’étais me tourmente Elle est gentille, elle est charmante Mais je la trouve trop présente Elle me traite sans égard Elle m’obsède, elle m’égare Et transparaît dans mes regards L’enfant que j’étais est méchante Pieds joints dans mon cœur, elle se plante Elle réclame, elle est violente Comment pourras-tu l’apaiser ? Toujours, elle se sent lésée Et veut bien plus que des baisers Ha ha ha ha Ha ha ha ha L’enfant en moi est désarmante Elle veut être plus qu’une amante Et l’idée de la mort la hante Je voudrais pouvoir l’endormir Ou peut-être la faire sourire Exaucer un de ses désirs Cette enfant trop souvent se plaint Qui donc la prendra par la main Et lui parlera de demain ? Je ne puis m’en débarrasser Car elle attend, jamais lassée Obstinément, les yeux baissés Ha ha ha ha Ha ha ha ha Cette enfant vivrait au soleil Rêverait au bruit des abeilles Les doigts égrenant des groseilles Elle n’aime que le bruit de l’eau Le goût de l’amour sur sa peau Elle ne reçoit que les cadeaux Cette enfant est vraiment démente Elle se plaint et se lamente Souvent, je hais cette mendiante Elle ignore le parfum des fleurs Ne reconnaît plus les couleurs Confond le rire avec les pleurs Ô douce enfant Laisse-moi vivre !

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