japon

la fabrique de kawamata donne l’échelle

• Tadashi Kawamata, né en 1953, vit à Paris et Tokyo, France/Japon
« Love Tower« , oeuvre faite de bois et métal (2018).
Haute de quatre mètres, pourvue d’un escalier hélicoïdal et couronnée d’une plate-forme, la Love Tower permet d’admirer les plages de la Chambre d’Amour, ainsi que le cap Saint-Martin d’Anglet. Elle s’élève à l’aplomb de cette grotte qu’on suppose avoir abrité les amours légendaires des jeunes Saubade et Laorens, emportés par les flots.

sorties avant les vacances d’octobre

Et toujours :

  • La semaine de l’étudiant qui bat son plein (cf ancien post)

 

  • cinespaña (cf ancien post)
  • des jeunes jazzmen incontournables toulousains  : Nacarrato trio au Bijou (le 11 et le 12)
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  • danse à bellegarde le vendredi 19 à 20h (corps numériques)
  • Zoom Zoom ZINE à IPN du 19 au 21

 

  • expo et concerts  (il y en plein d’autres) aux Pavillons sauvages

 

  • du théâtre made in Japan au GaronneFIVE DAYS IN MARCH de Toshiki Okada / Chelfitsch

    Japon théâtre / danse

Influence du Japon sur AA occidentaux

« Et quand je disais que le japonisme était en train de révolutionner l’optique des peuples occidentaux…»

Edmond de Goncourt, Journal, 19 avril 1884

     manga, Katsushika Hokusai (1760-1849)

Le japonisme : surtout à partir de 1860 – même si l’inspiration formelle débute dès le XVI ième- …et jusqu’à nos jours !

Avec le traité commercial signé en 1858 entre la France et le Japon, et la participation de ce dernier aux Expositions universelles dès celle de Paris en 1867, les artistes découvrent des objets d’art qui remettent en question les fondements de l’esthétique occidentale. Les estampes japonaises leur fournissent de nouveaux motifs et des solutions inédites pour représenter l’espace. Véritable choc culturel, le japonisme marque un tournant dans les arts du XIXe siècle en permettant de dépasser la réinterprétation des styles anciens.

( cf wikipedia) : Le japonisme est l’influence de la civilisation et de l’art japonais sur les artistes et écrivains, premièrement français, puis occidentaux. Dans le dernier quart du xixe siècle, l’ukiyo-e devient une nouvelle source d’inspiration pour les peintres impressionnistes européens puis pour les artistes Art nouveau. C’est dans une série d’articles publiés en 1872 pour la revue Renaissance littéraire et artistique, que le collectionneur Philippe Burty donne un nom à cette révolution : le japonisme.

Le japonisme fut une mode, un engouement même, pour tout ce qui venait du Japon, en imitait le style, la manière. Mais une mode singulière qui dura près d’un demi-siècle, gagna tous les pays occidentaux depuis l’Angleterre et la France, et dont les manifestations furent des plus contrastées. S’il produisit, en effet, ce qu’on appela tout de suite des japoniaiseries du plus mauvais goût, il est pourtant indéniable qu’il participa aussi, et de très près, à cette véritable révolution du regard que connut l’Europe entre les années 1860 et le début du 20e siècle. Car ce qui distingue d’emblée le japonisme des vagues antérieures d’exotisme – chinoiseries du 18e siècle ou orientalisme du milieu du 19e siècle -, c’est qu’on le rencontre moins dans les milieux académiques ou officiels que chez les artistes en quête d’expressions nouvelles. Dans les estampes (ukiyo-e, ou les mondes flottants) d’Hokusai, d’Hiroshige et de bien d’autres moins illustres, les peintres puis les graveurs découvrirent des propositions originales en matière de couleur, de dessin, de mise en page, de perspective ou de format qui, combinées à d’autres influences (celle de la photographie naissante, notamment), allaient produire des bouleversements radicaux dans l’ordre visuel. A ces sources lointaines, les arts décoratifs eux-mêmes puisèrent non seulement des motifs venant renouveler le répertoire de l’éclectisme ambiant, mais aussi des techniques et des solutions formelles inédites. L’onde de choc se propagea sans discontinuer de l’Impressionnisme à l’Art nouveau, se prolongeant encore jusqu’à l’Art déco au moins, certains auteurs choisissant de poursuivre cette histoire jusqu’aux abstractions d’après-guerre.

Tout commença en 1853 avec l’intrusion de la flotte américaine dans la baie d’Edo (Tokyo aujourd’hui), jusque-là interdite à tout navire étranger, les Etats-Unis contraignant bientôt les Japonais à signer un traité de commerce – inégal, bien sûr -, exemple que s’empresseront de suivre toutes les grandes nations européennes, dont la France, le 9 octobre 1858. Laques, soies et porcelaines, objets d’art et estampes commencèrent alors d’affluer sur le vieux continent et aux Etats-Unis, les expositions universelles stimulant la demande, le nombre de marchands et de collectionneurs se multipliant d’autant, artistes et écrivains s’enthousiasmant aussitôt pour cette découverte. Parallèlement un savoir se constitua, auquel contribuèrent d’abord voyageurs et diplomates, puis critiques et enfin historiens d’art, toutes ces fonctions étant d’ailleurs parfaitement interchangeables. Les sources, avec le temps, se firent de plus en plus variées, les connaissances de moins en moins lacunaires, l’Exposition universelle de 1900 finissant par révéler que l’art japonais découvert par la génération impressionniste n’était pas tout l’art japonais, mais un art profane, plutôt moderne et populaire, moins « pur » d’influences occidentales qu’on ne l’avait cru, et qu’il existait à côté de celui-ci un art « classique » d’origine chinoise et bouddhiste, dominé par la sculpture monumentale plutôt que par l’estampe, les pochoirs, les netsuke ou les gardes de sabres…

Peu après, au moment même où, à la faveur de la victoire surprise du Japon sur la Russie (1905), l’Europe découvrait avec stupeur que celui-ci était devenu à son tour une grande puissance, les arts visuels furent secoués et non moins fort par une autre rencontre, celle des arts d’Afrique noire et d’Océanie. Un primitivisme dont le japonisme fut en quelque sorte un avant-courrier, une personnalité comme celle de Gauguin se trouvant précisément à la jonction des deux courants. Car l’art japonais qui fascine tant Monet ou Van Gogh a pour première qualité à leurs yeux de manifester une proximité avec la nature de caractère presque animiste, en même temps qu’il témoignerait, par le soin apporté à l’esthétique de l’objet le plus quotidien, (mingei) d’une possible symbiose entre art et société, deux traits « primitifs » qu’on avait, dans la période précédente, attribués plutôt au Moyen Âge, le grand modèle nostalgique des années romantiques. Et c’est bien ainsi que pouvait apparaître le Japon au moment de sa réouverture au monde après deux siècles et demi de repli sur soi : un pays arrêté en son propre « gothique », préservé de toute influence étrangère, dont le génie ne survivrait pas au contact avec l’Occident, en même temps que celui-ci en importerait in extremis les mourantes séductions. N’est-ce pas ce qu’expriment plus ou moins métaphoriquement la célébrissime « Madame Chrysanthème » de Pierre Loti, et surtout « Madame Butterfly », l’opéra qu’en tira Puccini un peu plus tard, deux œuvres emblématiques du japonisme.

Pour la première fois peut-être, en tout cas aussi consciemment, des artistes européens allaient chercher l’ascendant sur leurs œuvres  hors de leur propre tradition… Et si l’on considère le mouvement simultané qui, au Japon, conduisit à une réévaluation globale de la culture de ce pays à l’aune des valeurs alors importées d’Occident, on peut penser qu’il s’agit bien là d’un moment décisif dans le passage à ce que l’on appelle aujourd’hui l’échelle monde, singulièrement dans le domaine esthétique.

 

Les peintres initiateurs du japonisme (1864-1877)

La Princesse du pays de la porcelaine, James McNeill Whistler (1864-1865)36.

Gustave Léonard de Jonghe, L’Éventail japonais ou L’Admiratrice du Japon (vers 1865).

Portait de James Tissot, Edgar Degas (1867-1868).

Portrait d’Émile Zola, Édouard Manet (1868).

Jeunes femmes regardant des objets japonais, James Tissot (1869).

Jeunes femmes regardant des objets japonais, James Tissot (vers 1870).

La Parisienne japonaise (nl), Alfred Stevens (1872).

La Robe japonaise, Alfred Stevens (vers 1872).

Nocturne en bleu et or – le Vieux Pont de Battersea, James McNeill Whistler (1872-1875).

La Japonaise. Madame Monet en costume japonais, Claude Monet (1876).

Kathleen Newton à l’ombrelle, James Tissot (vers 1877).

La diffusion du japonisme (1878-1900)

Une Japonaise, Jules Lefebvre (1882).

La Courtisane (d’après Eisen), Van Gogh (1887).

À gauche : Hiroshige, Cent vues d’Edo, no 30, Pruneraie à Kameido (1857),
à droite : Van Gogh, Japonaiserie. Pruniers en fleurs (1887), musée Van Gogh, Amsterdam.

Portrait du Père Tanguy, Van Gogh (1887). Exemple de l’influence de l’ukiyo-e en Europe.

Le Kimono bleu, William Merritt Chase (1888).

La Toilette, William Merritt Chase (1889).

Fille en kimono blanc, George Hendrik Breitner (1894).

Fille en kimono rouge, George Hendrik Breitner (1894).

Portrait de Sarah Bernhardt, Georges Rochegrosse (vers 1900).

Nu à l’ombrelle japonaise, Aimé-Nicolas Morot.

 

Technique de l’estampe (doc BNF)

Les 36 vues du mont Fuji   commentaire et vidéo BNF

Les 36 vues du mont fuji (diaporama) BNF

Hokusai : dossier pédagogique complet Grand Palais ICI

Japonisme et impressionnisme : dossier pédagogique musée de Giverny

Service Kyoto, article du musée d’Orsay

 

 

onirique, délicat et paisible….

DSC_0102 1_junya_ishigami

à partager sans modération, la révélation de l’été dernier, à arc en rêve : Les 58 maquettes mises en scène par Junya Ishigami qui permettent de dépasser l’esthétique évanescente de sa production et de pénétrer ses environnements alliant homme et nature. Des environnements conçus sur les logiques structurelles de la matière et des phénomènes naturels.

une vidéo ICI et un autre article

c’était aux mazades

sculpture kenjicourse

Chapeau melon et long manteau, Kenji prend le train pour porter un bol de neige à sa sœur mourante. Marie s’envole vers le Japon pour réaliser une promesse faite à son fils. Une rencontre, un voyage dans la mémoire de l’autre comme un miroir de sa propre quête. Train est parsemé d’impressions instantanées du réel, imaginées par Kenji. Au cours de son voyage, il observe ce qui l’entoure et le moindre détail est un prétexte à l’envol de son esprit.

Train : La promesse de Miyazawa est le fruit d’une expérience de création entre la troupe québécoise le Théâtre Incliné et la compagnie japonaise Kio. Comme des haïkus visuels, le spectacle s’inspire des œuvres du poète japonais Kenji Miyazawa, notamment Train de nuit dans la voie lactée. Miyazawa est l’auteur des poèmes les plus célèbres de la littérature japonaise moderne.

Le Théâtre Incliné propose des spectacles où le théâtre d’ombres et la manipulation de marionnettes, toujours réinventées, se croisent en un savoureux mélange dont seul l’Incliné possède le secret. Le fruit de cette démarche poétique et unique trouve un large écho dans le monde entier.

La première mondiale de cette coproduction théâtrale nippo-québécoise a eu lieu à Osaka en juillet 2009.